• C O Z . T J S . 2.0 . aujourd’hui : « débattre » disent-ils…

    Aaaah heureusement qu’il y a des malinus quand même hein… 🙂

    Pierre Vidal-Naquet, qui faisait sûrement partie d’un gang de pédophiles avec ses amis (surtout ceux qui renvoyaient comme lui les négationnistes et antisémites dans les cordes), buveur de sang d’embryon enlevé à des jeunes filles catholiques, cousin du petit fils de l’ancêtre de l’inventeur de la 5g et surtout de la fine tige de métal qui se situe dans les masques que l’on nous impose aujourd’hui qui permet de recevoir les ondes en question afin de contrôler le cerveau de celui qui le porte, afin, bien sûr de constituer petit à petit cet nouvel ordre mondial où toute tradition, qui portent pourtant en elle les preuves irréfutables que tout était mieux avant (la jeunesse surtout…) sera balayée au profit d’un capitalisme fait pour les moutons que nous sommes, et que … enfin, ce monsieur, a dit cette chose qui pourrait à mon sens, et vous l’avez compris je suppose, convenir à un moment tout aussi bien pour les anti-tout, qu’on appelle aujourd’hui avec justesse « haters » : anti-complots, anti-masques, anti-pédés, anti-intellos, anti-bobos et blablabla…

    « Qu’il soit entendu une fois pour toutes que je ne réponds pas aux accusateurs, que, sur aucun plan, je ne dialogue avec eux. (Bim! ndlr) Un dialogue entre deux hommes, fussent-ils adversaires, suppose un terrain commun, un commun respect, en l’occurrence, de la vérité. Mais avec les “révisionnistes”, ce terrain n’existe pas. Imagine-t-on un astrophysicien qui dialoguerait avec un “chercheur” qui affirmerait que la lune est faite de fromage de Roquefort ? C’est à ce niveau que se situent ces personnages. Et, bien entendu, pas plus qu’il n’existe de vérité absolue, il n’existe de mensonge absolu, bien que les “révisionnistes” fassent de vaillants efforts pour parvenir à cet idéal. Je veux dire que, lorsqu’il s’avère que les passagers d’une fusée ou d’une navette spatiale ont laissé sur la lune quelques grammes de Roquefort, il n’y a pas à nier cette présence. Jusqu’à présent, l’apport des “révisionnistes” à nos connaissances se place au niveau de la correction, dans un long texte, de quelques coquilles. Cela ne justifie pas un dialogue, puisqu’ils ont surtout démesurément agrandi le registre du mensonge.
    Je me suis donc fixé cette règle : on peut, et on doit discuter sur les “révisionnistes” ; on peut analyser leurs textes comme on fait l’anatomie d’un mensonge ; on peut et on doit analyser leur place spécifique dans la configuration des idéologies, se demander le pourquoi et le comment de leur apparition, on ne discute pas avec les “révisionnistes”. Il m’importe peu que les “révisionnistes” soient de la variété néo-nazie, ou la variété d’ultra-gauche ; qu’ils appartiennent sur le plan psychologique à la variété perfide, à la variété perverse, à la variété paranoïaque, ou tout simplement à la variété imbécile, je n’ai rien à leur répondre et je ne leur répondrai pas. La cohérence intellectuelle est à ce prix (2) »

    (extrait de l’Avant-Propos des Assassins de la Mémoire, éd. Maspero, 1981 ; rééd. La Découverte, 2005, pp. 8-9).

    Evidemment la faiblesse de l’argument est qu’il repose sur le savoir ou non de celui qui parle, or ce n’est sans doute pas seulement lié à un problème épistémologique mais aussi, comme il y fait référence trop légèrement à mon gout, à un plan psychologique spécifique : celui de la paranoïa.
    Et vous me direz : dans le fond c’est quoi le problème de la paranoïa ? Passke si elle permet de voir ce que d’autre ne voit pas, de rendre plus lucide celui qui l’accueille en payant le prix d’un peu de méfiance exagérée, n’y a t’il pas là un gain intéressant ?!
    Eh bien je vous invite à prendre au sérieux cette question, vous devriez à la fin découvrir que non, il vaut mieux s’en passer de la paranoia 🙂 mais je vous enjoins à vous renseigner sur les effets de la paranoïa et surtout, sur ses causes… Passionnant !

  • Seknet Marseille


    Elle  habite Marseille – Elle habite dans Marseille la folle

    Elle habite dans Marseille la fille de ma mère – Ah raï (À ma décision)

    Mon souffle m’a poussé jusqu’au toc toc de ta porte

    Elle habite Marseille la fille des couloirs – Mon souffle mon cageot

    Mon cœur sincère – Elle habite dans Marseille la fille des couloirs

    Elle fréquente même Paris la fille de ma mère – Elle savait le bateau

    Elle connaît l’avion piston – Elle habite dans Marseille la fille des couloirs

    Elle s’est mis à fréquenter l’exil voyez-vous – Un beau matin elle a même trouvé du travail

    Elle habite dans Marseille la fille des couloirs – La sœur et le reste sont au courant

    Elle habite dans Marseille la fille des couloirs  – Elle a veillé jusqu’à une heure ou deux d’un matin une fois

    Elle épluche Marseille la fille des couloirs – Elle a cherché un bon parti aussi

    Elle a même trouvé une belle-famille – Elle habite dans Marseille la fille des couloirs

    J’ai surchargé mon cœur – Et j’en souffre

    Elle fréquente Paris aussi la fille du bled – Et puis à Toulouse elle s’y est laissé séduire

    Elle a même trouvé une belle-famille – Elle habite dans Marseille la fille des couloirs

    On lui a fait du mal mais aucune rancune – Son cœur est né blanc quelque part

    Elle habite dans Marseille la fille des couloirs – Elle a peur de devoir mendier un jour

    Elle a peur d’en parler et d’en souffrir – Elle habite dans Marseille la fille des couloirs

    De porte en porte, ses lèvres se durcissent

    Elle habite dans Marseille la folle – Elle s’est battue une année entière

    Elle habite dans Marseille la colère – J’ai deux prétendants maintenant

    Mais ils cherchent aussi un livret de famille – Elle habite dans Marseille la fille des couloirs

    Elle habite dans Marseille la chienne – Un amant a fini par divorcer

    Elle a fêté sa vie en fumée – Elle habite dans Marseille la folle

    Elle a hérité de deux enfants – C’est une histoire là-bas

    Elle habite dans Marseille la folle – Elle fait des allers et retours

    Elle habite dans Marseille la folle – Elle fabrique son morceau de vie

    Elle habite dans Marseille la sage – Elle habite dans Marseille la folle

    Elle cherche toujours une nouvelle histoire – Elle habite dans Marseille la fille des couloirs


    TEXTE D’UNE CHANSON DE CHEBA ZOHRA LIBREMENT TRADUIT PAR HÉDI CHERCHOUR, 2015.

  • Mutti

    Mutti (Elisabeth Koschel), ma grand-mère (paternelle),
    à 35 ans, elle aidait sa mère, propriétaire d’un restaurant, et plus tard d’un hôtel-restaurant appelé Le Cheval Blanc, qui se situait dans la rue la plus commerçante de Malmedy qu’on appelle de ce nom comique : Chemin-rue.
    Mais celui-ci fût complètement détruit lors des fameux bombardements américains… Elles ont alors acheté une maison de laquelle elles firent une pension, la pension Koschel. La deuxième guerre mondiale était tout juste finie que mon grand-père y vint loger, et c’est là qu’ils firent connaissance…
    J’ai quelques souvenirs d’elle, elle me parlait allemand et je comprenais ce qu’elle me disait, elle est morte quand j’avais 5 ans.

  • Régime et bonnes résolutions pour 2020

    … ne pas débattre avec le premier venu, mais uniquement avec les gens que l’on connaît et dont on sait qu’ils sont suffisamment raisonnables pour ne pas débiter des absurdités et se couvrir de ridicule. Et dans le but de s’appuyer sur des arguments fondés et non sur des sentences sans appel ; et pour écouter les raisons de l’autre et s’y rendre ; des gens dont on sait enfin qu’ils font grand cas de la vérité, qu’ils aiment entendre de bonnes raisons, même de la bouche de leur adversaire, et qu’ils ont suffisamment le sens de l’équité pour pouvoir supporter d’avoir tort quand la vérité est dans l’autre camp. Il en résulte que sur cent personnes il s’en trouve à peine une qui soit digne qu’on discute avec elle. Quant aux autres, qu’on les laisse dire ce qu’elles veulent car desipere est juris gentium (C’est un droit des gens que d’extravaguer) et qu’on songe aux paroles de Voltaire « La paix vaut encore mieux que la vérité. » Et un proverbe arabe dit : « À l’arbre du silence est accroché son fruit : la paix. »

    Toutefois, en tant que joute de deux esprits, la controverse est souvent bénéfique aux deux parties car elle leur permet de rectifier leurs propres idées et de se faire aussi de nouvelles opinions. Seulement, il faut que les deux adversaires soient à peu près du même niveau en savoir et en intelligence. Si le savoir manque à l’un, il ne comprend pas tout et n’est pas au niveau. Si c’est l’intelligence qui lui manque, l’irritation qu’il en concevra l’incitera à recourir à la mauvaise foi, à la ruse et à la grossièreté. » 

    in Dialectique éristique, Arthur Schopenhauer, 1831