Avec ses morceaux comme ‘Esto es de puta mama’, ‘Trippin’ tranquilo’, ‘Je te ray’, ‘Le dealer de son dope’ et j’en passe… Un des meilleurs albums de rap, réédité aujourd’hui.

« Une Ball Dans La Tête ». 500 copies sur double vinyl. Commandez ici!

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| Tristeza não tem fim Felicidade sim… | La tristesse n’a pas fin Le bonheur si… |
| A felicidade é como a gota De orvalho numa pétala de flor Brilha tranquila Depois de leve oscila E cai como uma lágrima de amor. | Le bonheur est comme une goutte De rosée sur une pétale de fleur Tranquille, elle brille Après avoir coulé, elle tremble Et tombe comme une larme d’amour. |
| A felicidade do pobre parece
A grande ilusão do carnaval A gente trabalha o ano inteiro Por um momento de sonho Pra fazer a fantasia De rei ou de pirata ou jardineira Pra tudo se acabar na quarta feira. | La joie du pauvre est comme La grande illusion du carnaval Les gens travaillent toute une année Pour un moment de rêve Pour faire un déguisement De roi ou de pirate ou de jardinier Et tout ça se termine le mercredi. |
| Tristeza não tem fim
Felicidade sim… | La tristesse n’a pas fin Le bonheur si… |
| A felicidade é como a pluma Que o vento vai levando pelo ar Voa tão leve Mas tem a vida breve Precisa que haja vento sem parar Precisa que haja vento sem parar | Le bonheur est comme une plume Que le vent soulève dans l’air Elle vole si légère Mais elle a une courte vie Elle a besoin qu’il y ait du vent sans arrêt Elle a besoin qu’il y ait du vent sans arrêt |
| Precisa que haja vento sem parar | Elle a besoin qu’il y ait du vent sans arrêt |
| Tristeza não tem fim… | La tristesse n’a pas fin… |

Feuilles A4 décollées, scannées et gentiment recollées rue du Fossé aux loups , Bruxelles. 2010.
Les Etats-Unis c’est l’utopie réalisée. Il ne faut pas juger leur crise comme de la nôtre, celle des vieux pays européens. La notre est celle d’idéaux historiques en proie à leur réalisation impossible. La leur est celle de l’utopie réalisée confrontée à sa durée et à sa permanence.
(…) C’est ce qui, quoi qu’il arrive, nous sépare des Américains. Nous ne les rattraperons jamais, et nous n’aurons jamais cette candeur. Nous ne faisons que les imiter, les parodier avec cinquante ans de retard, et sans succès d’ailleurs. Il nous manque l’âme et l’audace de ce qu’on pourrait appeler le degré zéro d’une culture, la puissance de l’inculture. (…)
Nous resterons des utopistes nostalgiques déchirés par l’idéal, mais répugnant dans le fond à sa réalisation, professant que tout est possible, mais jamais que tout est réalisé. Telle est l’assertion de l’Amérique. Notre problème à nous est que nos vieilles finalités – révolution, progrès, liberté – se seront évanouies avant d’avoir été atteintes, sans avoir pu se matérialiser. D’où la mélancolie.
in Amérique, Jean Baudrillard.