! KUNSTENFESTIVALDESARTS …bientôt…

Dès les premières années, le Vatican avait interdit de le reproduire ou de le diffuser afin d’en préserver le caractère unique. On raconte que le transcrire ou le jouer ailleurs qu’en ces lieux aurait été puni d’excommunication, spécialement pour les choristes qui étaient les seules personnes à même de diffuser l’œuvre dans son intégralité.
Cependant, il y eut de nombreuses transcriptions supposées du Miserere parmi les cours royales d’Europe, mais jamais de la qualité de celle qui se chantait à Rome. Selon de nombreuses lettres, en 1769, Mozart, âgé de quatorze ans, a réussi à retranscrire l’œuvre après seulement une ou deux écoutes. Alors qu’il visitait Rome, avec son père, il eut la chance de pouvoir écouter le Miserere le mercredi de la Semaine sainte. Le soir même, il retranscrivait le morceau de mémoire. Il l’écouta encore une fois le vendredi qui suivit pour pouvoir faire quelques modifications. Le Miserere obtenu fut publié en 1771 à Londres et l’interdiction papale levée. Mais cette version n’incluait pas l’ornementation baroque qui faisait une partie du succès et de la beauté du chant.
Mozart fut accusé d’avoir volé la partition car il paraissait impossible qu’un enfant de quatorze ans pût, en aussi peu d’écoutes, retranscrire la partition. La polyphonie en était tout de même assez simple et les aspects répétitifs de l’œuvre, nés de la succession des nombreux versets du psaume, avaient facilité le travail du jeune homme. De plus, son père avait toujours cherché à mettre en valeur les qualités, il est vrai exceptionnelles, du génie que l’on connaît.

La promesse de chaos ; les jantes sombres,mattes, brutes. La profondeur de ces quatre trous noirs où rien ne (se) réfléchit à rien, ce noir qui aspire
toute lumière, réduisant tout au silence et duquel, en même temps, sourd la pire violence.
Hier encore, cette violence était-elle enjolivée, mais aujourd’hui la barbarie se moque de ses enjoliveurs et (res)surgit fière, nerveuse et arrogante.
Me voici devant tous un homme plein de sens
Connaissant la vie et de la mort ce qu’un vivant peut connaître
Ayant éprouvé les douleurs et les joies de l’amour
Ayant su quelquefois imposer ses idées
Connaissant plusieurs langages
Ayant pas mal voyagé
Ayant vu la guerre dans l’Artillerie et l’Infanterie
Blessé à la tête trépané sous le chloroforme
Ayant perdu ses meilleurs amis dans l’effroyable lutte
Je sais d’ancien et de nouveau autant qu’un homme seul
pourrait des deux savoir
Et sans m’inquiéter aujourd’hui de cette guerre
Entre nous et pour nous mes amis
Je juge cette longue querelle de la tradition et de l’invention
De l’Ordre de l’Aventure
Vous dont la bouche est faite à l’image de celle de Dieu
Bouche qui est l’ordre même
Soyez indulgents quand vous nous comparez
A ceux qui furent la perfection de l’ordre
Nous qui quêtons partout l’aventure
Nous ne sommes pas vos ennemis
Nous voulons nous donner de vastes et d’étranges domaines
Où le mystère en fleurs s’offre à qui veut le cueillir
Il y a là des feux nouveaux des couleurs jamais vues
Mille phantasmes impondérables
Auxquels il faut donner de la réalité
Nous voulons explorer la bonté contrée énorme où tout se tait
Il y a aussi le temps qu’on peut chasser ou faire revenir
Pitié pour nous qui combattons toujours aux frontières
De l’illimité et de l’avenir
Pitié pour nos erreurs pitié pour nos péchés
Voici que vient l’été la saison violente
Et ma jeunesse est morte ainsi que le printemps
O Soleil c’est le temps de la raison ardente
Et j’attends
Pour la suivre toujours la forme noble et douce
Qu’elle prend afin que je l’aime seulement
Elle vient et m’attire ainsi qu’un fer l’aimant
Elle a l’aspect charmant
D’une adorable rousse
Ses cheveux sont d’or on dirait
Un bel éclair qui durerait
Ou ces flammes qui se pavanent
Dans les roses-thé qui se fanent
Mais riez de moi
Hommes de partout surtout gens d’ici
Car il y a tant de choses que je n’ose vous dire
Tant de choses que vous ne me laisseriez pas dire
Ayez pitié de moi
« La jolie rousse » Guillaume Apollinaire, 1917

| « These photographs came about after a friend emailed me an image taken on a cellphone through a car window in Lagos, Nigeria, which depicted a group of men walking down the street with a hyena in chains. A few days later I saw the image reproduced in a South African newspaper with the caption ‘The Streets of Lagos’. Nigerian newspapers reported that these men were bank robbers, bodyguards, drug dealers, debt collectors. Myths surrounded them. It turned out that they were a group of itinerant minstrels, performers who used the animals to entertain crowds and sell traditional medicines. The animal handlers were all related to each other and were practising a tradition passed down from generation to generation. » (lire la suite) Avec une population qui grandit de 4,4% par an, Lagos deviendra la première mégalopole d’Afrique ; c’est sur ce continent que devrait se trouver la majorité des plus grandes agglomérations du monde d’ici 2030. |