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    La mort de Le Pen

    Si l’on peut dire de manière logique que se trouver face à la Mort, c’est être face à quelque chose de la vie. Ainsi, quand un homme meurt, les vivants se devraient de rester respectueux et dignes comme ils le sont face à la Vie. Et c’est bien souvent le cas.
    Si l’on peut comprendre que certaines victimes directes de cette personne puisse trouver dans cette disparition une forme de soulagement, ceux qui ont fêté la mort du fasciste d’extrême droite Jean Marie Le Pen se sont par là rabaissés à la vilenie qu’ils dénonçaient la veille chez ce même horrible personnage.

    Ils sont aujourd’hui outrés qu’on leur demande ce respect – qu’ils confondent d’ailleurs bêtement avec le respect pour la personne ignoble que fut Jean-Marie Le Pen.
    Leur raison principale est le refus manifeste qu’on leur enlève leur jouissance à cet endroit (car c’est aussi très dur pour l’appareil psychique de se ranger sans cesse dans le parti du Bien, cela demande nombre de sacrifice de ses pulsions) Ils estiment avoir le droit d’enfin jouir là où leur adversaire ne se mettait aucune limite dans l’obscénité. Leur jouissance ne serait pas obscène car adossées aux méfaits impardonnables – et décidément du côté du Mal – du politicien.
    Mais d’où leur vient cette charge et le besoin de s’en débarrasser de manière si sauvage ?
    C’est qu’ils voient bien que les idées d’extrême-droite continuent de conquérir les cœurs, en France et partout ailleurs. Et cela sans qu’ils ne puissent trouver pour l’instant aucun moyen de s’y opposer efficacement. Depuis 1972, ses idées n’ont fait que prendre de l’ampleur jusqu’à occuper aujourd’hui la majorité des débats publics, de ce qu’ils considèrent comme étant de droit leur débat.
    Ce désarroi s’explique ainsi, cette ascension dont ils ne comprennent manifestement pas les causes provoque en effet chez eux une profonde angoisse qui téléguide jusqu’à leur geste, pensées et discours. Dans ce moment éphémère qu’est la mort, comme des fumeurs d’opium, ils s’achètent alors cette illusion fugace qui vient calmer un instant cette angoisse, et tout aussi fugace qu’elle est, ça fait quand même une bonne jouissance.
    En réalité, l’angoisse est cet affect dont on ne se débarrasse pas comme ça : elle continuera de diriger les cœurs sur d’autres fausses routes, comme dans ce faux moment de fête.
    Si la véritable action possède ses causes propres, la réaction ne fonctionne qu’à partir de causes externes. Cette joie fut à proprement parler une réaction dictée par leur angoisse et ainsi Jean-Marie Le Pen, même dans sa disparition, aura réussi un instant à rendre réactionnaires certains qui se vivent et se revendiquent pourtant comme progressistes.

  • twittôs

    Pourquoi après plus de 13 ans sur twitter, je me suis mis en retrait de ce réseau social pour sans doute ne plus jamais y revenir comme avant, et que je vous engage à une réflexion sur votre présence ici :
    Un jour une des personne que je suis retweet un imbécile anti-vélo primaire qui disait que l’espace public serait quand même mieux sans tous ces cyclistes, le gars lui répond ironique « mais bien sûr, éliminons tous ces cyclistes des rues ! » ce que je trouve drôle et pour abonder dans son sens, je rajoute parodiquement  » ah ah 😄 Tuez Les Tous ! ».
    Là-dessus, un amateur de Twitter pas très fut-fut signale mon tweet. D’autres utilisateurs lui expliquent que c’est pour rire, que je suis pro-vélo, etc, le mec bredouille un « oui mais quand même » auquel je répond qu’il apparait manifestement que les cyclistes sont moins en danger en vrai que le second degré, la parodie et l’ironie ici.
    Quatre jours après, twitter me fait savoir que mon compte est suspendu définitivement avec interdiction d’en créer un nouveau. Je fais évidemment appel, après un « examen attentif » on me répond que j’ai enfreint les règles de Twitter et que la décision est définitive. Après treize ans de présence active, sans aucun avertissement, suspendu à vie ! (les mecs sont déjà pas mal mégalo pour taper de telles sentences mais soit…) Sur twitter, je n’ai jamais eu de comportement excessif ni même borderline et donc aucun passif un peu critique qui aurait pu éventuellement expliquer cette décision.
    Je décide de refaire appel et de me saisir de tous les outils possibles pour récupérer mon compte. Sauf qu’en fait je découvre qu’il n’existe rien : le ‘faire appel’ est traité par un robot, il n’existe aucune adresse mail à laquelle s’adresser, leur ‘examen attentif’ n’a même jamais lu la discussion d’où il ressort clairement que mon tweet est bien parodique. Rien à faire donc, impossible de contacter Twitter à part avec une adresse postale à San Francisco. Alors que j’étais un peu moins désemparé, plus de 6 mois sont passés et une centaine de « faire appel » plus tard, mon compte se voit débloqué sans avertissement et sans raison aucune.
    M’être retrouvé dans cette situation, sans aucun interlocuteur autre qu’un robot incapable de saisir une caractéristique fondamentale des êtres humains – la langue et son corollaire, l’equivocité et tout ce qui va avec : représentation, poésie , humour, « je est un autre », parodie, etc..- fût une expérience d’une curieuse violence.
    Je me tiendrai désormais instinctivement à l’écart de ce genre d’outil.

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    Lorsqu’on a plus que le trouble pour soi…

    Il est clair qu’il y a deux mondes qui s’affrontent : celui où l’individuation est réelle, créatrice et dont le talent est mutilé par des approches trop verticales, pas assez respectueuses de l’expertise propre, sans parler du fait que seule cette approche de gouvernance est réellement efficace en terme de compréhension de la complexité des enjeux, et surtout de la finesse de la réponse à apporter. Mais hélas, le haut niveau d’individuation des individus est ici nécessaire pour rendre cette approche efficace. Face à cela, il y a l’autre monde dans lequel les individus sont plus épris d’individualisme, et non d’individuation, parfois plus précaires, plus court-termistes, moins conscient de la spécificité des enjeux actuels, et qui oscillent entre l’appel à l’aide et la vision très illusoire d’un homme providentiel, et simultanément le refus d’un gouvernement des élites, jugées trop oligarchiques, pas assez exemplaire pour être digne d’être reconnues comme chefs. Le deuxième grand mouvement qui structure la société, actuellement, est bel et bien ressentimiste, du moins avec de fortes tendance à l’être : les individus sont piégés, alternant agressivité et dénigrement ; puérils, ils se sentent démunis, sans pour autant s’engager pour s’extraire de la posture de victimes. Phénomène qui fait écho à la situation clinique bien connue des patients produisant de la non-issue. Ces derniers sont extrêmement ingénieux dans l’absence de solution ; tout ce qui est proposé a déjà été tenté et c’est révélé inefficace ; tout ce qui n’a pas été tenté est dévalorisé. Leur arrogance est immense – sans doute le seul rempart défensif contre l’envahissement définitif de la mésestime de soi -, ils savent mieux que personne, eux qui ne produisent pas de solution, ce qu’est une issue. Et là, il n’y en a pas. Contre cette volonté farouche d’empêcher la production d’une issue, à la limite de la psychose, il n’est pas simple de se positionner : proposer une issue, voire plusieurs, est immanquablement rejeté – ces patients trouvant encore leur seule jouissance dans la mise en échec de leur analyste  – ne rien proposer n’enraie pas pour autant la répétition dans la non-issue. Il faut trouver un autre seuil où œuvrer, un espace où la rivalité mimétique n’a plus de prise, ou la « comparaison » comme dirait Fanon, cesse. Il faut les sortir de ce narcissisme d’être inconsolable ou inguérissable. Ce refus de l’issue est pour le malade psychique le seul signe qu’il possède encore de son sujet ; telle est sa manière de faire sujet, lui ôter ce « négatif » le rend plus agressif encore. Lorsqu’on a plus que le trouble pour soi, il est quasiment impossible de l’abandonner.    

    in « Ci-gît l’amer, guérir du ressentiment », Cynthia Fleury, Gallimard, 2020.  
    #welove

  • Bon plan, good move : sign the petition #welovegoodmove

    l faut que le plan régional de mobilité soit appliqué dans les communes de Bruxelles, c’est une question d’urgence, pour la santé publique et pour l’environnement.

    Goodmove doit être porté par nos politiciens de manière ambitieuse. Il ne faut pas laisser des minorités égoïstes, relayées par des médias en recherche de buzz, dicter les règles du vivre ensemble.
    C’est le moment de rendre visible la parole de ceux qui croient que le plan Goodmove est une bonne chose pour l’ensemble de la société et pour les générations futures. 
    A notre tour aussi, levons la voix et disons que #welovegoodmove

    Signez ici : chng.it/XsdKkhzQK2 

  • Teachers

    Paul Johnson
    DJ Funk
    DJ Sneak
    DJ Rush
    Waxmaster
    Hyperactive
    Jammin Gerald
    Bryan Wilson
    George Clinton
    Lil Louis
    Ashley Beatto
    Neil Landstruum
    Kenny Dope
    DJ Hell
    Louis Vega
    K-Lexi
    Dr. Dre’s in the house yeah
    Omega in the house
    Gemini is in the house
    Jeff Mills is in the house

    DJ Deeon
    DJ Milton
    DJ Slugo
    DJs on the low
    Green Velvet
    Joey Beltram
    DJ Esp
    Roy Davies
    Boo Williams
    DJ Tonka
    DJ Skull
    DJ Pierre
    Mark Dearborn in the house, yeah
    Todd Edward’s in the house
    Romanthony in the house
    Ceevea in the house

    Luke Slater
    Derrick Carter
    Robbert Hood
    Paris Mitchel
    Dave Clarke is in the house
    Van Helden in the house
    Armando in the house
    Sir John’s in the house, yeah