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    A carta de Ventura :

    30 novembre 201315 juin 2025

    (tradução francês, traduction française)

    Nha cretcheu, mon amour,

    Nos retrouvailles embelliront notre vie pour au moins trente ans.
    De mon côté,
    je prends une bonne gorgée de jeunesse,
    je te reviendrai plein de force.
    J’aurais voulu t’offrir cent mille cigarettes,
    une douzaine de robes des plus modernes,
    une automobile,
    la petite maison de lave dont tu rêvais tant,
    un bouquet de fleurs à quatre sous.
    Mais avant toute autre chose,
    bois une bouteille de bon vin et pense à moi.
    Ici, on n’arrête pas de travailler.
    On est plus de cent à présent.
    Avant hier, pour mon anniversaire,
    j’ai longuement pensé à toi.
    La lettre qu’on t’a apportée est-elle bien arrivée ?
    Je n’ai pas eu de réponse de toi.
    J’attends.
    Chaque jour, chaque minute,
    j’apprends de nouveaux mots,
    de beaux mots,
    rien que pour nous deux,
    juste à notre mesure,
    comme un pyjama de soie fine.
    Tu n’en veux pas ?
    Je ne peux t’envoyer qu’une lettre par mois.
    Toujours rien de ta main.
    Ce sera pour la prochaine fois.
    Des fois, j’ai peur de construire ces murs,
    moi, avec un pic et du ciment,
    et toi, avec ton silence.
    Un fossé si profond qu’il te précipite vers un long oubli.
    Ça fait mal de voir ces horreurs que je ne veux pas voir.
    Tes cheveux si beaux me tombent des mains comme de l’herbe sèche.
    Souvent je faiblis et je crois que je vais oublier.

  • politique

    Qui arriverait à transformer cela en une forme, un possible politique ?

    22 novembre 201314 juin 2025
  • arts plastiques

    Feumeu 2. Ou « les femmes, c’est comme les lapins, ça s’attrape par les oreilles. »

    14 novembre 201331 octobre 2025
  • musique

    Aujourd’hui j’upload « Funny » sur youtube. Cliquez et suivez les paroles ci-dessous!

    5 novembre 201314 juin 2025
    Aujourd'hui j'upload "Funny" sur youtube. Cliquez et suivez les paroles ci-dessous!

    (transcription des paroles par Donna K.)

  • arts plastiques

    Diego Velázquez en el museo de Bellas Artes de Sevilla

    28 octobre 201331 octobre 2025

    Le souvenir de ce qui m’a touché en voyant ce tableau : ce regard inquiet et ce ton mélancolique convient en peinture plutôt à un philosophe mais de manière générale pas à un apôtre.
    On ne voit représenté ici qu’un simple mortel et qui semble surtout, je me sentis autorisé à l’interpréter de cette manière, littéralement frappé par sa mission, prenant la mesure de sa tâche à venir, face aux siècles et aux hommes, encore si loin de la Parole, si faibles…

    -« Quel travail… »

    Rien ici n’est rayonnant ou « angélique » : voilà un humain et non pas un illuminé…

  • arts plastiques

    Feumeu…

    20 octobre 201331 octobre 2025
    Sara L - Dominique Models Agency copyright

    Sara L, Dominique Models Agency copyright.

  • philosophie | voyages

    31. Le touriste ne va pas à Marzahn.

    12 octobre 201314 juin 2025

    31. Le touriste ne va pas à Marzahn. Je ne parle pas du touriste qui voyage à Berlin pour visiter le Reichstag et la coupole transparente de Norman Forster, l’île aux musées, et qui est perpétuellement à la chasse de morceaux du mur à l’authenticité douteuse. Non, pour celui-là, cet exemplaire d’une race si facilement méprisée, cette éternelle incarnation de l’autre, la question ne se pose même pas. Pour quelle raison devrait-il se rendre jusqu’à Marzahn, tout à l’est de la ville? je parle d’un autre touriste, celui qui part à Berlin vivre le jeu réactif de la révolte. Le voici donc à Friedrichshain, dans la Rigaerstrasse par exemple, où avec son enfilade de squats scénographiques – le drapeau des pirates flotte au vent pour faire plaisir aux enfants -, il trouvera ponctuels tous les événements qui le devancent toujours et le font exister : les citations pédantes d’Agamben, Butler ou Rancière comme dans les campus américains chez la future classe moyenne dirigeante, un sens inné de la mise en scène et de la représentation de soi, l’autoréférentialité déguisée en histoire, des ennemis inexistants et le soutien inconditionnel de la mairie. sans oublier les produits souvenirs, les bons vieux slogans, qui datent de l’East Village des lointaines années 1920 ou même de Paris 1968, commercialisés dans des sacs en jute, des tee-shirts, des autocollants à ramener chez soi ou à arborer à la prochaine promenade anticapitaliste. Le touriste de la révolte voyageait pour se reconnaître, il s’attendait à Friedrichshain et il s’est retrouvé. Il n’ira pas plus loin. Il n’ira pas à Marzahn. Dans le vide des barres de l’époque RDA à l’abandon, parmi des bandes de skinheads à l’hostilité inassimilable sur lesquelles ne se réfléchit pas le regard bienveillant des sociologues, sa figure n’ayant pas été prévue, il deviendrait tout simplement inexistant. Son passe-temps collectivisé est certes bien divertissant, mais il a tout de même des limites. Ce n’est pas lui qui décide où et quand il faut jouer. L’entertainment est la meilleure défense de la société contre le chaos qu’elle-même engendre. C’est une affaire trop sérieuse pour laisser à ses sujets la liberté de pouvoir y renoncer.

    in Entertainment! apologie de la domination, Francesco Masci, 2011, Alia

  • cuisine

    N’attendons pas le soleil pour boire du

    4 octobre 201314 juin 2025
    Bella Ginger Drink Ghana

     ♡ Avec du l’eau, c’est si bon ! ♡

  • littérature

    « Si ce n’est toi, c’est donc ton frère… »

    26 septembre 201314 juin 2025

    La raison du plus fort est toujours la meilleure :
    Nous l’allons montrer tout à l’heure.

    Un Agneau se désaltérait
    Dans le courant d’une onde pure.
    Un Loup survient à jeun qui cherchait aventure,
    Et que la faim en ces lieux attirait.
    Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ?
    Dit cet animal plein de rage :
    Tu seras châtié de ta témérité.
    – Sire, répond l’Agneau, que votre Majesté
    Ne se mette pas en colère ;
    Mais plutôt qu’elle considère
    Que je me vas désaltérant
    Dans le courant,
    Plus de vingt pas au-dessous d’Elle,
    Et que par conséquent, en aucune façon,
    Je ne puis troubler sa boisson.
    – Tu la troubles, reprit cette bête cruelle,
    Et je sais que de moi tu médis l’an passé.
    – Comment l’aurais-je fait si je n’étais pas né ?
    Reprit l’Agneau, je tette encor ma mère.
    – Si ce n’est toi, c’est donc ton frère.
    – Je n’en ai point.
    – C’est donc quelqu’un des tiens :
    Car vous ne m’épargnez guère,
    Vous, vos bergers, et vos chiens.
    On me l’a dit : il faut que je me venge.
    Là-dessus, au fond des forêts
    Le Loup l’emporte, et puis le mange,
    Sans autre forme de procès.

  • politique
    18 septembre 201314 juin 2025

    « Minable époque, qui, dans son impuissance à créer ou à reconnaître le nouveau, en est réduite à toujours resucer, remastiquer, recracher, revomir une tradition qu’elle n’est même pas capable de vraiment connaître et de vraiment faire vivre. »

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