S. Freud & F. Nietzsche

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Voilà bien une des plus fière arrogance de notre monde : penser sans ces deux gaillards, sans leur leçons, et donc sans l’aspect décisif de leur pensée !
Faute de les savoir – quand on ne les éjecte pas tout bonnement aux oubliottes – je vois certains penser tout bas « pourquoi eux et pas les autres ? il y en a pleins d’autres dont on ne tient pas compte, et s’il fallait tous les considérer… »
Si en lisant – encore faut-il lire, c’est vrai – « Le Malaise dans la culture » ou « Le Gai savoir », on y perçoit facilement l’aspect incontournable de leur travail et sa qualité indéniable*, aller plus loin dans leurs concept reste sans doute compliqué à articuler pour la plupart d’entre nous. En cause, sa nature complexe évidemment même si cela n’est pas une excuse. Et si les institutions éducatives ont une responsabilité énorme dans cet aveuglement, il y a bien sûr, et en premier lieu, les personnes dans ce qu’elles ont de plus humain qui développent elles-mêmes une résistance à leurs concepts comme on ne l’a d’ailleurs jamais vu dans l’histoire de la pensée. Il est d’ailleurs remarquable que ces auteurs avaient chacun prédit de manière si explicite ce rejet et que ces prédictions fasse à ce point l’objet d’un développement au même titre que d’autres concepts par eux inventés.
Notre époque obtient alors ce qu’elle mérite.

* pour cette raison, je n’ai pas évoqué à leur côté le travail de Jacques Lacan qui, à cause la nature complétement neuve de son approche, reste difficile à comprendre puisqu’il nécessite pour cela de beaucoup désapprendre. Elle est selon moi encore plus pertinente, et elle s’appuie par ailleurs beaucoup sur la pensée de nos deux gaillards.