autres

  • Dream, that’s the thing to do… (670 euros)

    Le bottier Édouard Blanchard fonde son entreprise de chaussure à Limoges en 1891 et son fils Eugène se rend en 1904, à Weston dans le Massachusetts, pour apprendre les dernières techniques de production : Il importera la technique du cousu Goodyear qui permet de monter et ressemeler les chaussures, et de les rendre plus résistantes.
    Mais sans doute rapporte-t-il aussi dans ses bagages ce talon biseauté, genre cowboy boot, qui fait toute la différence…
                                

    J.M. Weston


  • [Aï Youd dem]

     » My Friends are Varnishing, I You Them… « 

  • Angels & cigarettes

    Je me souviens de Véronique P. qui savait porter ce parfum tellement bien :

    Tôt le matin, alors qu’on entendait déjà la sonnerie, elle terminait vite de tirer ce qui restait de sa clope et l’écrasait sur le trottoir. Et après qu’elle fut rentrée dans l’école, ses cheveux qui étaient secs et un peu pailleux conservaient pendant un moment le froid du dehors ; si bien qu’au moment de nous faire la bise, je me trouvais alors en contact avec ses cheveux, la froideur et surtout, la senteur inédite de cigarette combinée à celle du parfum. Et je découvrais que ces trois éléments ne faisaient qu’un, qu’ils formaient un bloc de sensation unique et tout à fait harmonieux, presque un objet autonome…

     … en tout cas l’objet de cette note 🙂

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    Oui, mais voilà…

      pour Aurelien

      « Je n’ai pas fini d’espérer
      Infatigable comme une araignée
      Je guette vers l’avenir
      Vers ma toile quotidienne
      Les joies du soir et du matin
      Qui filent à toute vitesse
      Tant pis pour les chagrins, les douleurs, et les énervements
      Qui passent lentement
      Et qui se crochent
      Oui mais voila, je sais que je dois
      Chaque jour, chaque heure
      M’avancer vers cette falaise
      Et vers ce grand trou sans fond
      Je me retourne souvent
      Et j’aperçois
      Très loin
      Le brouillard de ma naissance
      Je suis le nomade
      Qui marche la nuit
      Et qui attend le jour
      Et l’oubli… »

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      Il se reconnaîtrait sans doute… Et vous, le reconnaîtriez-vous ?

      Surpris : le mépris peut prendre l’aspect d’un boomerang, un morceau de bois élégant et cultivé qu’on envoie d’un geste précis, presque savant ; quelque fois il peut vous revenir, mais au visage, transformé en une grosse branche morte, barbare et chaotique. « Chaos reigns… »

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      à propos (reloaded)

      L’importance  de l’acte, du faire,
                            
      – d’essayer quelque chose.
      – d’y revenir, et donc de la répétition                     
      – du détail.                      
      – de la pesée [« Peser » mais « je pèse »]

      Catégories en opposition duelle  pour  le sens :

      – calme, humilité / arrogance
      – flux / constipation
      – sentir / réfléchir
       
      L’inspiration (respiration), les phonèmes, le son ;  les virages de l’humour et de l’angoisse, ces courbes là
      vs
      Le vouloir-saisir, l’angoisse, le cynisme, les régressions, la naïveté, l’ignorance, l’opinion, débattre (se)…
      Bien sûr, ce ne sont que des points de départ…
      Mais voilà déjà un texte qui déplie un peu certaines de ces idées : La nuance contre l’arrogance

      « My dressing room with a mirror – un lieu pour me changer – des petites batailles en robe »
       •

      Qu’est ce qui pour moi évoque la vie ;  puisque partager ses émergences , c’est y participer.

      Le problème des « urgences ou pas ? »

      « Je ne suis pas très sûr de beaucoup de choses ici » ou « J’en affirme aussi beaucoup » ne comptera pas beaucoup ici.
      Sauf pour la musique peut-être…

      Le respect du sujet qui parle :
       Schéma de celui qui s'exprime ici

       
      Et ainsi, je finirais aussi par ressembler à mes cheveux.

      Il y a partout des liens vers d’autres fenêtres, sous les images, sous les textes…
      Et aussi lorsqu’un terme est entre crochet, cela signifie la volonté de l’entendre dire et ainsi d’entendre son phonème. Comme [Peser] mais je [pèse]…

      Autres références, autres départs :
      Jacques Lacan a trouvé un sérieux truc, compliqué parce que nouveau peut-être, mais un vrai truc… ainsi que Georges Bataille et Antonin Artaud…

      « Quand je parle de ces gens, j’ai l’air, peut-être, d’en sourire ; mais il ne faut pas le croire. J’ai bu leur vin. Je leur suis fidèle. Et je ne crois pas être devenu par la suite, en quoi que ce soit, mieux que ce qu’ils étaient eux-mêmes en ce temps-là. » (Guy Debord, 1977)

      « Je suis quand même pour un peu de débordement » (Marion Duval, 2010)

      « On devrait s’interdire de parler de ce qu’on n’aime pas. Il devrait y avoir une interdiction absolue. On écrit toujours pour, en rapport à ce qu’on aime. Une littérature qui n’est pas une littérature d’amour, c’est vraiment de la merde.  » (Gilles Deleuze)

       Leçon inaugurale de R. Barthes au Collège de France, janvier 1977