autres

  • Régime et bonnes résolutions pour 2020

    … ne pas débattre avec le premier venu, mais uniquement avec les gens que l’on connaît et dont on sait qu’ils sont suffisamment raisonnables pour ne pas débiter des absurdités et se couvrir de ridicule. Et dans le but de s’appuyer sur des arguments fondés et non sur des sentences sans appel ; et pour écouter les raisons de l’autre et s’y rendre ; des gens dont on sait enfin qu’ils font grand cas de la vérité, qu’ils aiment entendre de bonnes raisons, même de la bouche de leur adversaire, et qu’ils ont suffisamment le sens de l’équité pour pouvoir supporter d’avoir tort quand la vérité est dans l’autre camp. Il en résulte que sur cent personnes il s’en trouve à peine une qui soit digne qu’on discute avec elle. Quant aux autres, qu’on les laisse dire ce qu’elles veulent car desipere est juris gentium (C’est un droit des gens que d’extravaguer) et qu’on songe aux paroles de Voltaire « La paix vaut encore mieux que la vérité. » Et un proverbe arabe dit : « À l’arbre du silence est accroché son fruit : la paix. »

    Toutefois, en tant que joute de deux esprits, la controverse est souvent bénéfique aux deux parties car elle leur permet de rectifier leurs propres idées et de se faire aussi de nouvelles opinions. Seulement, il faut que les deux adversaires soient à peu près du même niveau en savoir et en intelligence. Si le savoir manque à l’un, il ne comprend pas tout et n’est pas au niveau. Si c’est l’intelligence qui lui manque, l’irritation qu’il en concevra l’incitera à recourir à la mauvaise foi, à la ruse et à la grossièreté. » 

    in Dialectique éristique, Arthur Schopenhauer, 1831

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    Bizarre


    Troisièmement : Vous énoncez là, monsieur Artaud, des choses bien bizarres. Quatrièmement : Oui, je dis une chose bizarre.

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    L’écologie, qui a évidemment commencé dehors…

    « Tout à coup, se profilant derrière le cercle de la lune, en un mouvement très lent d’une immense majesté, un joyau bleu et jaune étincelant a commencé à grandir à l’horizon, une lumière, une sphère délicate de couleur bleu ciel parcourue de veines blanches légèrement tourbillonnantes, s’élevait graduellement comme une perle minuscule en se dégageant d’un immense océan de mystère opaque. Il m’a fallu quelque temps pour prendre pleinement conscience qu’il s’agissait là de la Terre… de notre chez-nous. »
    (Edgar Mitchell, membre de l’équipage d’Apollo XIV)  

  • Dream, that’s the thing to do… (670 euros)

    Le bottier Édouard Blanchard fonde son entreprise de chaussure à Limoges en 1891 et son fils Eugène se rend en 1904, à Weston dans le Massachusetts, pour apprendre les dernières techniques de production : Il importera la technique du cousu Goodyear qui permet de monter et ressemeler les chaussures, et de les rendre plus résistantes.
    Mais sans doute rapporte-t-il aussi dans ses bagages ce talon biseauté, genre cowboy boot, qui fait toute la différence…
                                

    J.M. Weston